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L'accueil familial, |
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Le
premier Congrès national consacré à l'accueil familial
des aînés dans les communes rurales se tient, le 30 novembre,
à Grand-Bourg (Creuse).
La FNMR en est l'un des organisateurs. En France, plus de 6 000 communes de 700 à 3 000 habitants sont dépourvues de toute structure d'accueil des personnes âgées. Comment mieux accueillir les personnes âgées en milieu rural ? C'est aujourd'hui l'une des questions prioritaires qui intéressent les maires des petites communes. Le développement de l'accueil familial est une des réponses. |
![]() Maurice Le Béchec et Philippe Loubens |
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Contrairement aux idées reçues, 90 % des personnes âgées de plus de 60 ans vivent à domicile. Parmi elles, on compte 524 000 personnes présentant une dépendance lourde. Le maintien à domicile n'est, cependant, pas toujours possible, voire souhaitable. 475 000 personnes âgées résident dans des établissements spécifiques. Selon l'INSEE, l'accueil de personnes âgées ou handicapées en institutions représente 4 % de l'emploi- en zone rurale contre 2,5 % dans les pôles urbains. Il s'agit même d'une activité essentielle pour certains départements peu peuplés comme la Lozère, plus importante en termes d'emplois que le tourisme par exemple. Dans une étude parue dans Économie rurale (mars 1996), le géographe Yves Négro souligne que "l'espace rural est le laboratoire, le lieu d'expression de nouvelles solidarités sociales, et que c'est dans ce secteur de l'assistance aux personnes âgées ou physiquement dépendantes que résident les gisements d'emplois ruraux de demain, plus que dans le secteur du tourisme et des loisirs". Un statut pour les accueillants familiaux Un
point de vue que partage Maurice Le Béchec, le tout nouveau maire
de Saint-Nic (Finistère), 725 habitants. Mais, Maurice Le Béchec
plaide depuis des années pour une alternative à la maison
de retraite : l'accueil familial. Il accueille lui- même chez
lui des personnes âgées, souvent handicapées. Estimant
que les familles d'accueil n'étaient pas reconnues à leur
juste valeur en service rendu et en rémunération, il a
créé en 1994 l'Union Nationale d'Associations d'Accueillants
Familiaux (UNAFA) et milite pour une reconnaissance de cette activité. "Avec
la création d'un statut adapté et valorisant, qui encourage
les accueillants familiaux, le potentiel de développement et
le gisement d'emploi sont importants", assure Maurice Le Béchec.D'autant
que l'accueil familial se professionnalise. L'article 14 de la Loi de
Modernisation Sociale prévoit, en effet, le développement
de la formation professionnelle, l'accès aux congés payés
et à la retraite. "Villa Family" Dans ce système, la commune apporte le terrain par bail et une garantie d'emprunt de 700 000 francs tandis que le promoteur conçoit, fait construire, investit (ou vend au privé) et gère les maisons c'est-à-dire qu'il recrute et forme les accueillants. Il s'agit, en clair, d'un service clef en main. En tant que président de l'U.N.A.F.A., Maurice Le Béchec défend le concept de la "Villa Family" et compte bien en implanter une à Saint-Nic. "Ce système n'est rentable que pour les communes d'au moins 700 habitants. Pour moi, c'est un moyen de fixer les populations, de maintenir l'emploi et, puis aussi, de garder les personnes âgées du village dans le milieu où elles ont toujours vécu". Copyright FNMR |
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